La structure JERKOV, agence de booking et management basé à Toulouse, a toujours eu comme vocation de pousser des artistes iconoclastes, refusant la consensualité et la hype ambiante.
Jerkov a une forte volonté d'ouverture et oeuvre, depuis sa création, à avoir un catalogue d'artistes ouvert, cohérent, et de grande qualité artistique.
On y trouve entre autres Les Hurlements d’Léo, L'Enfance Rouge, Manimal, Les Touffes Kretiennes, John Parish, The Sugar Plum Fairy Pr, 31Knots, From Monument To Masses, The Robocop Kraus, Kebous, MOPA, Opium du Peuple, Ruby Throat, Cats on Trees, etc...
>> Comment définissez-vous votre place dans la filière musicale ?
JERKOV a été fondé par des musiciens. Des musiciens qui avaient un expérience certaine de la scène et des tournées. Le fait de connaître les deux côtés des projecteurs nous a énormément servi. Ceci constitue aujourd'hui un des atouts majeurs de la structure. Nous sommes au service de nos artistes et dans le même temps que nous travaillons au plus proche des salles, festivals, associations, MJC avec un très grand respect. Nous connaissons les deux parties, car nous sommes les deux parties. Ce double regard nous amène à ce double respect et nous a valu beaucoup de louanges de nos partenaires, et beaucoup de reconnaissance de nos artistes. Le travail de tournée est avant tout une entreprise humaine, et c'est dans cette voie que nous nous engageons, au plus près de nos artistes, dans le dialogue, la compréhension, et la résolution des problèmes posés. JERKOV a dépassé aujourd'hui le stade de petite structure mais nous voulons garder ce lien humain qui nous unit aux musiciens, mais aussi aux promoteurs, la plupart du temps. Nos choix artistiques ont toujours été très réfléchis et assez sélectifs. C'est pour cela que notre catalogue est ajourd'hui très respectée. Notre crédibilité vient aussi de ces choix-là.
>> Comment trouvez-vous la dynamique artistique régionale ?
Depuis 5 ou 10 ans, les échanges régionaux se sont accrus. Le dialogue est encore plus ouvert. Les dynamiques se mêlent, et les énergies se croisent. Il y a de la solidarité entre les gens qui composent le tissu culturel des musiques actuelles en région, et c'est très appréciable. Il y a un profond respect mutuel de structure à structure, et bien heureusement, très peu de concurrentialité. Nous travaillons dans l'artistique. Bien que nous vendions des spectacles, nous ne vendons pas des machines à laver. C'est là qu'on s'en aperçoit.
>> Que représente pour vous l'apport du réseau Avant-Mardi ?
Cette notion de solidarité est encore plus palpable via le Réseau Avant-Mardi, où les informations transitent facilement. Où les uns peuvent aider les autres, fournir des bons plans, faire des échanges de bons procédés, de compétence, de savoir-faire. Le Réseau sert aussi à avoir une action cohérente au niveau régionale sur plusieurs points : les groupes que nous soutenons comme les vainqueurs régionaux pour l'antenne Printemps de Bourges ; ne pas faire les festivals à la même période, s'entendre sur des communications communes et complémentaires. Le Réseau Avant-Mardi met aussi pas mal d' "humain" dans un secteur où le temps manque souvent et où les relations impersonnelles prennent des fois le pas sur les vrais rencontres.
>> Quels sont les projets que vous développez ?
Nous avons sur 2010 une douzaine d'artistes en actualité.
De la fanfare des TOUFFES KRETIENNES au piano rock de THE SUGAR PLUM FAIRY. De l'est américain de FROM MONUMENT TO MASSES au triangle franco-italo-maghrebin de L'ENFANCE ROUGE, en passant par les paysages suisses de KNUT et le Brooklyn de PITOM... OPIUM DU PEUPLE, KEBOUS, MOPA, SNA-FU, SLEEPPERS, CATS ON TREES...
Beaucoup de choses pour 2010. On s'ennuiera une autre année !






