
L’association Rotation organise le festival "Les Siestes Electroniques", à Toulouse, depuis 2002.
Les Siestes Electroniques essaient, année après année, de susciter la curiosité de leurs spectateurs et de continuer à représenter un évènement à part, festif, agréable, simple et ouvert autant qu’intransigeant.
Concerts exceptionnels, soirées club et après-midis musicales gratuites, offrent ainsi autant d’écrins au meilleur des musiques actuelles. La programmation y est riche, parfois exubérante, toujours pétillante et ose sans complexe le grand écart des genres, un crossing-over inédit des périodes et des familles musicales.
La prochaine édition du festival Les Siestes Electroniques se tiendra du 23 au 27 juin 2010. 
On pourra y voir : des guitaristes expérimentaux (Keiji Haino et Kawabata Makoto), les chantres d'une techno sensible et délicate (Pantha du Prince et Junior Boys), un groupe retro-futuriste (Chateau Marmont), le papa de l'acid à la française (George Issakidis), la patron du plus beau label de ces 10 dernières années selon moi (Joakim), de la pop (The Rubys Suns), du hiphop (Machine Drum), du dubstep (Mount Kimbie) etc.
L’interview de Samuel Aubert (Directeur artistique)
>> Comment définissez-vous votre place dans la filière musicale ?
On parle souvent de "découvreurs de talents", on pourrait aussi se dire "têtes chercheuses", mais je n'aime pas trop ces termes. Je dirais que notre boulot consiste à prendre le pouls de la scène musicale contemporaine, ailleurs, un peu plus loin, à Londres, à Berlin, à Tokyo ou à New-York ... la musique, notamment sous format MP3, circule très vite aujourd'hui, les artistes souvent un peu moins, nous essayons de combler, à notre mesure, ce hiatus.
Le fait est que nous travaillons dès lors bien en amont des circuits traditionnels et invitons ainsi très régulièrement des artistes à se produire pour la première fois à Toulouse.
>> Que pensez-vous de la dynamique artistique régionale ?
Elle est réelle (mais comment ne pourrait-elle pas l'être ?!), mais elle souffre de deux handicaps à mon humble avis:
1. Ne pas être assez connectée avec les grandes scènes étrangères (notamment le Japon et les Etats-Unis), bon après l'internationalisme, c'est un peu notre obsession ...
2. Ne pas être soutenue par un public local suffisamment fourni. En valeur absolue le nombre d'amateurs de musiques actuelles en Midi-Pyrénées peut apparaître conséquent, mais en valeur comparée, il me semble que l'on est quand même encore à la ramasse ...
>> Que représente pour vous l'apport du réseau Avant-Mardi ?
Le milieu des musiques actuelles qui est souvent présenté comme un tout faisant sens est en réalité une construction relativement arbitraire et héberge, en tout cas, en son sein une variété d'acteurs, d'esthétiques, d'intérêts et d'enjeux distincts absolument incroyables et parfois même difficilement conciliables. Et pourtant, à Avant-Mardi, ça marche ! En intégrant Avant-Mardi, nous avons ainsi appris à mettre en perspective nos pratiques et à éclairer sous un jour nouveau nos convictions. Tous ensemble, nous, les adhérents d'Avant-Mardi, devons définir notre bien commun et ce n'est pas chose aisée. Mais le fait que cela fonctionne démontre très clairement la responsabilité des acteurs des "musiques actuelles", leur capacité à être en prise avec le réel quand bien même ils ne s'occupent que de musique après tout.
>> Quels sont les projets à venir ?
Conclure 10 ans d'activité en beauté en 2011, nous l'espérons, et certainement tourner la page, pour mieux rebondir.
Retrouvez toutes les infos ici : www.les-siestes-electroniques.com






