Témoignage : Jérôme Koenig – Partenaire et formateur

jerome koenig - copieJérôme Koenig est un partenaire essentiel des formations Avant-Mardi. Chaque année, il accueille dans son association Format-Son, dont il est le directeur, les stagiaires de la formation longue conventionnée par la Région Midi-Pyrénées (2013/2015) Plateforme studio. Durant plusieurs semaines, des demandeurs d’emploi, des intermittents du spectacle mais aussi des porteurs de projets artistiques et culturels découvrent grâce à lui et son équipe les rouages du métier de technicien du son. De son parcours professionnel à ses ambitions quant à l’offre de formation, Jérôme Koenig raconte. 

 

Depuis quand Format-Son et Avant-Mardi travaillent-ils ensemble ?

L’association Avant-Mardi est devenue partenaire de Format-Son entre 1995 et 2000. Je suis personnellement arrivé dans les années 2000. A l’époque, nous proposions ensemble des formations informatiques et musicales, avec de la MAO. A partir de 2000, l’association est devenue Format-Son et a changé de statut afin de développer le studio d’enregistrement et de proposer des formations liées à ce domaine : enregistrement, prise de son, mixage.

En quoi consiste la formation Plateforme studio ?

Cette formation consiste en l’acquisition des connaissances et des compétences d’un technicien du son, principalement en ce qui concerne le studio. Il s’agit d’apprendre à maîtriser les logiciels, le matériel d’une régie, la table de mixage, le micro, les câblages… Tout cela dans le but de réaliser des prises de son d’instruments et de voix, de savoir gérer un projet musical et d’être capable de finaliser le produit en CD.

Dans quel domaine intervenez-vous en particulier auprès des stagiaires ?

Nous sommes une équipe polyvalente de techniciens, formateurs et compositeurs, donc nous n’avons pas de thème dédié à chacun. Mais certains vont davantage travailler sur la prise de son, d’autres sur la composition sur MAO. Tout dépend des affects des uns et des autres.

Comment avez-vous imaginé et construit ces modules ?

La formation n’a pas toujours été celle qu’aujourd’hui. Entre 2000 et 2012, elle était découpée en deux parties : une initiation de trois semaines et un perfectionnement de cinq semaines. Avec Avant-Mardi en 2012, nous avons répondu à un appel d’offres lancé par la Région Midi-Pyrénées. L’objectif était de créer des parcours de formation en lien direct avec les besoins et projets de chaque stagiaire. La formation a alors été repensée en neuf modules et découpée en objectifs, puis en sous-objectifs : logiciels, matériels, mises en application, acquisition d’expériences… Cela permet de pouvoir imbriquer les modules les uns aux autres et donc de proposer des parcours de formation différents et uniques en fonction des besoins de chacun. C’est donc une formation très dense, où chacun peut cibler soit un parcours prise de son, soit un parcours concert, soit un parcours beatmaker, etc. Sous réserve du conventionnement par la Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées pour 2016/2018, la formation comptera donc neuf modules à partir de septembre 2016.

Avez-vous bénéficié d’une telle formation à vos débuts ?

A mes débuts j’étais autodidacte, mais j’ai décidé de suivre la formation studio proposée par Avant-Mardi et Format-Son, suite à quoi j’ai réalisé un stage à Format-Son où j’ai été recruté en tant que technicien du son. J’ai également suivi une formation de formateur afin d’appréhender la pédagogie et la transmission de connaissances. Cela a duré six mois, puis un an. Cette formation m’a permis d’apprendre à transformer un savoir-faire en contenu de formation et donc de repenser la formation studio de façon plus logique et cohérente. Plus tard, j’ai participé durant un an à une formation de responsable pédagogique, afin de faire de l’ingénierie de formation, c’est à dire concevoir un dispositif de A à Z : définir des objectifs, des méthodes d’apprentissage, d’évaluation, identifier des partenaires, des institutions, des financements… Donc oui, j’ai moi-même participé à plusieurs formations !

D’où vous vient ce désir de former, de transmettre votre savoir ?

Avant d’être technicien du son, j’étais dans un cursus scientifique. Je voulais être maître de conférences et enseigner à l’université, j’ai donc fait une licence, une maîtrise et un DEA. Puis j’en ai eu assez et je me suis tourné vers mes premiers amours : le son et la musique. J’ai suivi ces formations pour me reconvertir tout en désirant garder un lien avec l’enseignement. Ces formations sont donc une intersection logique dans mon parcours professionnel.

Comment, de stagiaire à Format-Son, vous en êtes devenu le directeur ?

C’est un hasard malchanceux qui m’a fait devenir le directeur de Format-Son. En 2004, le directeur de l’époque est décédé dans un accident de moto. Durant six mois, l’association était en autogestion et il fallait qu’une personne reprenne les rênes. Ce n’était pas mon objectif à cette époque, mais il fallait que quelqu’un le fasse pour remettre à flot la structure qui n’était pas en très bonne santé. 

Quelles sont vos missions en tant que directeur ?

Mes missions ont beaucoup changé. Tu démarres technicien, puis formateur, tu deviens ensuite responsable pédagogique, et finalement directeur et gestionnaire de l’administratif et de développement du projet… Cet ensemble prend énormément de temps. J’ai donc une équipe de formateurs et de techniciens auxquels je délègue tout l’aspect technique. C’est un véritable changement car j’étais le formateur principal durant les formations, ce que je ne peux plus faire aujourd’hui. Cependant, je me remets à la technique grâce au pan vidéo de Format-Son. Nous proposons des services en montage et technique vidéo (captations de concerts, prises de vue, montage, live, etc).

Format-Son – 97 chemin de Gabardie 31200 Toulouse – 05 61 48 61 48